CONNIVENCELE CARNET

PHILOSOPHIE · OLI&MU · LECTURE 4 MIN

Hédoniste
ou épicurien ?

Deux mots souvent employés comme des synonymes. Tous deux parlent du plaisir, mais ils ne lui donnent ni la même place ni le même rythme.

L’hédoniste reconnaît dans le plaisir une valeur essentielle de l’existence. L’épicurien lui demande, en plus, de ne pas troubler durablement la paix qui permettra de l’apprécier.

01

L’hédoniste accueille le plaisir.

Au sens philosophique, l’hédonisme considère le plaisir comme un bien et un guide possible de nos choix. Cela ne signifie ni tout vouloir, ni tout prendre, ni ignorer les autres. Un hédonisme élégant sait qu’un plaisir obtenu au prix d’un malaise, d’un mensonge ou d’une limite franchie perd précisément ce qui le rendait désirable.

02

L’épicurien choisit ses plaisirs.

Épicure ne proposait pas une course aux sensations. Il invitait à distinguer les plaisirs qui apaisent de ceux qui créent davantage de manque, d’agitation ou de souffrance. L’amitié, la conversation, la simplicité d’un repas, la liberté intérieure et l’absence de trouble comptaient davantage que l’accumulation.

03

Et chez Connivence ?

Nous aimons l’élan hédoniste qui autorise le désir, la sensualité et la joie. Mais notre manière de les vivre est volontiers épicurienne : peu de rencontres, peut-être, mais des rencontres choisies ; moins de consommation, davantage de présence ; moins de surenchère, davantage de saveur.

Le plaisir n’y est ni coupable ni obligatoire. Il se prépare dans la conversation, se partage dans le consentement et s’apprécie sans compromettre la confiance du couple ni la tranquillité des autres.

Le plaisir comme élan.
Le discernement comme élégance.